Le choix de la ville détermine autant le budget d’une production que son rendu à l’écran. Chaque grand marché canadien possède une identité, des décors et des incitatifs qui lui sont propres. Ce guide compare les principaux pôles pour vous aider à situer le vôtre. Pour la démarche générale de repérage, consultez notre article sur trouver un lieu de tournage au Canada.

Toronto : le plus grand volume

Toronto concentre le plus grand volume de tournages au pays. La ville double régulièrement pour New York, Chicago ou une métropole américaine anonyme, et la diversité de ses quartiers permet de passer d’un décor cossu à un quartier ouvrier en quelques rues. C’est le marché le plus profond en studios, en talents et en lieux réels. Voyez les lieux de tournage à Toronto.

Vancouver : Hollywood North

Vancouver accueille une part importante des séries et des films américains tournés au Canada, portée par un fuseau horaire aligné sur Los Angeles et une industrie mature. La ville passe aisément pour Seattle, Portland ou une ville américaine générique, et la montagne comme l’océan ne sont jamais loin. Voyez les lieux de tournage à Vancouver.

Montréal : bilingue et polyvalente

Montréal tourne dans les deux langues et passe fréquemment pour une ville européenne. Son architecture, du triplex du Plateau au loft de Griffintown, offre une variété rare, et le bassin de talents bilingue attire autant les productions locales qu’internationales. Voyez les lieux de tournage à Montréal.

Des marchés distinctifs

Au-delà des trois grands pôles, plusieurs villes offrent des décors et des avantages que l’on ne trouve pas ailleurs :

  • Calgary ouvre sur les grands espaces des Prairies et les Rocheuses, un cadre recherché pour les productions qui misent sur le paysage. Voyez Calgary.
  • Winnipeg combine un crédit d’impôt parmi les plus généreux au pays et des décors d’époque, notamment les entrepôts patrimoniaux de l’Exchange District. Voyez Winnipeg.
  • Halifax apporte un patrimoine maritime, un front de mer historique et des paysages côtiers dès qu’une histoire se situe sur l’Atlantique. Voyez Halifax.

Doubler une ville pour une autre

Un atout propre au Canada mérite d’entrer dans le calcul : ses villes doublent souvent pour des lieux étrangers. Toronto passe pour New York ou Chicago, Vancouver pour une métropole de la côte ouest américaine, Montréal pour une ville européenne. Cette polyvalence élargit les possibilités, car la ville la plus proche de votre budget peut incarner un décor situé ailleurs, sans les coûts d’un tournage à l’international. Le repérage consiste alors autant à trouver le bon quartier qu’à choisir la bonne ville, puisqu’un même bloc se transforme selon l’habillage, l’éclairage et le cadrage. Les producteurs retiennent souvent deux ou trois villes, puis laissent l’incitatif et les lieux disponibles trancher.

Comment choisir

Trois critères guident généralement la décision. Le décor d’abord : la ville doit offrir l’environnement que le scénario demande, car un lieu crédible se travaille moins qu’un décor forcé. Le budget et les crédits ensuite : les incitatifs provinciaux varient d’un marché à l’autre et pèsent sur le coût réel d’un tournage. La logistique enfin : accès, stationnement, permis municipaux et disponibilité des équipes locales.

Une fois la ville arrêtée, le répertoire des lieux de tournage au Canada rassemble les lieux et leurs propriétaires au même endroit, avec des fourchettes de prix et un cadre de réservation commun, avec un contrat signé à chaque tournage.

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